Le Kiosque Média

"Notre métier n’est ni de faire plaisir, ni de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie." - Albert Londres

10.06.2007

Pour quelques milliards de moins













Entre avril 2003 et juin 2004, pour remettre l’Irak et ses institutions à flot, la réserve fédérale américaine a envoyé 12 milliards de dollars US à Bagdad. Mais, de cette somme, 9 milliards ont disparu de la circulation, sans aucune justification comptable. Et apparemment, personne ne s’en soucie. Du grand journalisme d’enquête.

Les pires journalistes du New York Times

10.05.2007

On vit dans un cartoon (suite de la série)


Au bout de l'impasse à gauche
Récits de vie militante et perspectives d'avenir
Lux, 2007

Deux profs de gauche de l'UQAM ont recueilli les témoignages d'autres profs de gauche de diverses universités (une exception : une fille de docteur dont l'héritage lui a assuré un avenir sans inquiétudes).

On y découvre leur souffrance d'enfants de riches (une couple d'exceptions) devant les injustices, et leur militantisme pour les ouvriers. On y devine la même souffrance devant ces mêmes injustices quand ils sont devenus profs à l'université et leur militantisme pour un parti ouvrier. On y présume la même souffrance devant ces mêmes injustices quand ils prendront leur retraite alors qu'ils auront enfin le loisir, entre deux écrits militants, de rencontrer quelques ouvriers qui attendent leur retraite.

Incidemment, ces ex-néo-marxistes, ex-néo-trotskystes, ex-néo-anarchistes racontent avec brio leur haine de la société capitaliste en général, de la nôtre en particulier et du gouvernement américain et/ou canadien et/ou québécois.

La partie la plus significative du livre est au tout début :

« Ouvrage publié avec le concours du Conseil des arts du Canada, du programme de crédit d'impôts du gouvernement du Québec et de la SODEC. Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada par l'entremise du Programme d'aide au développement de l'industrie de l'édition (PADIÉ) pour nos activités d'édition. »

Ce qu'ils ont dû souffrir avant d'accepter ça !

Et ça s’appelle « encyclopédie » !


Sur le site de l’encyclopédie Quid :

« Hochlaga (sic) occupé par une tribu indienne (les Mohwaks) (sic) »
Hochelaga bien sûr. Ce n’étaient pas les Mohawks mais leurs ancêtres iroquoiens.

« 1603 établissement commercial de trappeurs. »

Pas un seul trappeur blanc au Québec en 1603. Les Blancs (Champlain etc.), sont à Tadoussac. Par ailleurs, ce sont les Indiens qui trappent, pas les Français.

« Après la chute de Napoléon, les rapports se détériorent entre communautés française et anglaise. »
Aucun rapport entre ce qui se passe au Québec et la chute de Napoléon en 1815.


Personnages célèbres du Québec selon Quid :

Jacques Cœur (v. 1395-1456)
Ici on pédale dans le délire. Jacques Cœur était un célèbre commerçant français. Cartier n’était pas né.


Le frère André (v. 1900)
Remarquons le “v.” qui signifie environ. Le Frère André est né le 9 août 1845. En cherchant un peu on pourrait trouver l’heure.


Sun Life Building, le 1er gratte-ciel construit à Montréal
Le premier gratte-ciel de Montréal est l’édifice du New York Life Insurance construit en 1887 et toujours debout sur la Place d’Armes.

Musée Étienne Cartier (lieu historique national)
Le nom complet est Georges-Étienne Cartier.


Laurentides
« Elles font partie du Bouclier Canadien déployé en arc de cercle au-dessus de la Baie d'Udson (sic) »
C’est plutôt au-dessous…

« les Algonquins (aujourd'hui disparus) occupaient le territoire actuel. »
Les communautés de Rapid Lake et Maniwaki vont être peinées d’apprendre qu’elles ont disparu.

« le Nord de Montréal est surnommé la « Vallée des Saints ».

Les curieux peuvent s’amuser à relever les nombreuses erreurs de l’Encyclopédie Quid sur les autres villes canadiennes comme :

Winnipeg
Exemple : «1612 le 1er Européen à pénétrer sur le territoire actuel fut le capitaine anglais Thomas Button.»

Toronto
Exemple : « Ap. 1945 afflux international d'immigrés, puis de hippies (1960). »

10.04.2007

Comment les enfants ont perdu le droit de vagabonder en quatre générations


Quand George Thomas avait huit ans, il se promenait partout. C'était en 1926. Ses parents n'avaient pas les moyens de lui payer un trajet en tramway, encore moins de lui acheter une bicyclette. L'enfant marchait régulièrement les six miles vers son repaire de pêche préféré sans la supervision d'un adulte.

De retour en 2007 et Edward, 8 ans, arrière petit-fils de M. Thomas, ne bénéficie p
oint de cette liberté: il est conduit à l'école en voiture, il est amené à un endroit sécuritaire pour faire du vélo et il ne peut s'éloigner de plus de 300 pieds de la maison.

Sur le même sujet :

The Dangerous Book for Boys
« is about rocks, bugs, snakes, and woodpiles. It approves of derring-do and the youthful testosterone that fires it... » (Cliquez ici!
)

10.03.2007

In Libro Veritas


Une maison d'édition française propose une alternative intéressante à l'achat d'un livre (ou à un emprunt en bibliothèque) : le téléchargement, gratuit et légal, d'oeuvres littéraires. Les ouvrages de 381 auteurs du domaine public sont ainsi mis à la disposition de tous.

10.02.2007

Dites adieu aux vins français, au baseball...















Les 100 façons dont le réchauffement planétaire risque d'affecter votre existence. Troublant!

Tout sur la Birmanie (Myanmar)

(En anglais)

J’ai passé une semaine déguisé en femme



Expérience d’un journaliste britannique.

10.01.2007

L’UQAM, le saviez-vous, est un phare pour l’humanité


Dans Le Devoir du 22 septembre dernier, 27 professeurs de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) ont signé un texte d’opinion prenant la défense de leur institution plongée dans la crise politico-financière que l’on sait (Une université dans la ville, de la ville et pour la ville). Un texte rédigé dans un style si ronflant, pompeux, que l’on se demande s’il faut en rire ou en pleurer, d’autant plus que des signataires enseignent la communication. Voici quelques extraits, commentés.
  • «Quand un navire essuie une tempête et risque de sombrer, tous les bateaux proches et les marines nationales lui portent secours, sans se demander si le possible naufrage est dû à une faute du capitaine ou à une maladie des marins. Il en va de même pour le secours inconditionnel des pompiers en cas d'incendie. Marins et pompiers sont ici paradigmatiques, et on peut s'interroger sur ce qui pousse les uns et les autres à enfoncer à coeur joie une vivace institution quadragénaire.» Des marins et pompiers paradigmatiques?!?
  • «Ce gouvernement [celui de Jean Charest] semble avoir commodément oublié deux choses d'importance: que l'UQAM est sa propre création et que, s'il fallait l'abandonner, il s'abandonnerait lui-même — autrement dit, il dénierait toute substance au concept d'établissement public —, et que le libéralisme, en principe, se distingue du marxisme mécanique réduisant toutes les déterminations à la seule instance économique.» Les professeurs de l’UQAM croient sérieusement que le gouvernement du Québec raisonne en opposant libéralisme et marxisme?
  • «Un souffle ample, original, anime l'enseignement, semestre après semestre, dans les nombreuses disciplines abordées dans nos murs, de manière irremplaçable. Le Québec pourrait-il se passer d'une telle contribution?» Bien sûr qu’il faut maintenir la place de l’UQAM dans le monde universitaire québécois, mais pourquoi décrire son enseignement sous des traits idylliques? À l’UQAM, comme dans toutes les universités de la province, il y a des profs désabusés qui se rendent en classe comme des ouvriers à l’usine, des chargés de cours sous-payés, des conflits professionnels, des étudiants blasés, etc.
  • «Le rôle essentiel de l'UQAM dans la prise en main du destin économique des francophones se révèle au fil des succès remportés par son école des sciences de la gestion [...]». Et HEC Montréal, qui fête son centenaire cette année, n’a joué aucun rôle dans l’évolution de l’économie québécoise contemporaine? Nooooon...
  • «L'UQAM porte haut, loin et fort le flambeau de Thémis à tous les coins de la planète. Ses juristes et ses politologues de la faculté de science politique et de droit qui apparaissent sur nos écrans chaque fois que nous sommes secoués par des crises, ses diplômés, ne sont-ils pas engagés, avec générosité, avec liberté, dans la défense et la promotion des droits de la population?» L’autre jour, en visionnant un reportage télévisé sur les droits de la personne en Chine, j'ai effectivement pu apprécier les interventions de 45,6 diplômés en droit et en science politique de l'UQAM... Non mais, blague à part, à quoi rime le délire littéraire des professeurs de l’UQAM? Ils essaient de faire croire que leurs diplômés ont le monopole de l’engagement social?
  • «Vivante, souriante, conviviale, multiculturelle, notre université, en dépit de sa situation incertaine, des difficultés financières, de son budget notoirement insuffisant, réussit — sans doute est-elle un peu magicienne? — à persévérer dans sa mission.» Vivante, souriante, conviviale? Permettez-moi d’en douter. Plusieurs pavillons de l’UQAM sont bruns, laids, sans âme (notamment Judith-Jasmin et Hubert-Aquin), au coeur d’un quartier sordide (la rue Ste-Catherine, entre Berri et Saint-Laurent, n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un carrefour du savoir), et la vie étudiante y est peu dynamique. Les campus de l'Université de Montréal et de McGill sont beaucoup plus agréables (grâce à la proximité du mont Royal) et animés que celui de l'UQAM.
  • «Aussi, uqamiennes, uqamiens, nous nous déclarons intraitables. Nous nous mobiliserons toujours pour préserver l'intégrité de notre université, pour contribuer à son rayonnement, bref, pour lui garder sa place vibrante indissolublement liée à l'histoire du Québec et de son peuple.» Diantre! Fichtre! Sus à l’ennemi! Uqamiennes et uqamiens de tous les pays, unissez-vous!
Professeurs de l’UQAM qui m’avez enseigné à éviter la langue de bois et l’enflure verbale, je ne vous reconnais plus.

Jean-Sébastien Marsan, journaliste indépendant, bachelier en communication de l’UQAM (1994)

9.30.2007

De très mauvais jouets


Comme Mattel rappelle un lot de jouets toxiques, examinons les 10 jouets les plus dangereux de tous les temps.

Photo : Pat Roque / AP

Carte du Spiegel


Les pires attaques terroristes depuis le 11 septembre 2001.

Cuba : Un demi-siècle sans droit à l’information


Un texte de Bruno Maltais (Agence de Presse Étudiante Mondiale).
 
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